
Vendredi 13 février, l’économiste et directeur du cabinet Astérès, Nicolas Bouzou, était invité sur le plateau de l’émission Ecorama, sur Boursorama, pour parler de son dernier ouvrage, L’Eternel Sursaut, publié chez XO Editions. Un ouvrage dans lequel il analyse l’histoire industrielle de la France pour trouver des exemples de sa grandeur. À l’occasion de cet entretien, l’économiste a aussi livré un diagnostic ferme sur l’état économique de la France et ses problématiques. Pour lui, le pays possède de nombreux avantages sur ses voisins et ses partenaires économiques, notamment dans le secteur de la tech et de l’innovation. Le problème, c’est qu’il n’arrive pas à retenir ses talents.
Pour l’économiste, la France a toujours été très en avance dans beaucoup de secteurs, même en ayant traversé des périodes de retard, en citant notamment l’avance de la France sur l’industrie du cinéma, de l’automobile ou de l’aéronautique après plusieurs crises. Selon lui, la France est donc très capable de rebondir.
Des ingénieurs français mieux valorisés à l’étranger
Pourtant, cette avance et la capacité de la France à rebondir et rattraper certains retards font aujourd’hui face à un autre problème de taille. Le pays est toujours meneur dans le secteur du luxe, de l’aéronautique, de l’énergie et de l’agroalimentaire, pour Nicolas Bouzou. Le problème n’est donc pas un manque de compétences ou de talents, ni même de technologies.
Pour l’économiste, le problème se situe dans le manque de valorisation des ingénieurs français en France. «Les ingénieurs partent parce qu’ils sont mieux payés ailleurs, et les entreprises dans la tech restent beaucoup trop petites», explique-t-il. Pour lui, les salaires sont donc aujourd’hui insuffisants et les entreprises françaises ne parviennent pas à s’agrandir rapidement.



















