“On doit poursuivre une trajectoire de baisse de fiscalité sur nos classes moyennes.” Emmanuel Macron a confirmé, ce lundi 15 mai, dans un entretien à L’Opinion, qu’il entendait bien diminuer les impôts pour cette catégorie de la population d’ici la fin de son quinquennat. “La fiscalisation des revenus des classes moyennes est trop importante et s’accélère trop vite. Elle écrase les gains de pouvoir d’achat entre 1.500 et 2.500 euros”, a expliqué le chef de l’État.

Sans attendre cette prise de parole présidentielle, le ministre chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, avait indiqué, dès le 27 avril à L’Opinion, qu’il souhaitait que “les baisses d’impôt arrivent aussi vite que possible”. À cette occasion, le poids lourd du gouvernement avait détaillé trois pistes à l’étude : une baisse de l’impôt sur le revenu, des cotisations sociales, ou des droits de succession. Une annonce jugée “pas très sérieuse” par l’ancien magistrat à la Cour des comptes, François Ecalle, au regard de la situation des finances publiques.

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Au programme du candidat Macron

Pour atteindre l’objectif fixé par l'Elysée, l’une des hypothèses à l’étude serait de baisser les droits de succession. Une mesure qui n’a rien d’une surprise puisqu’elle figure dans le programme présidentiel du candidat Macron, dévoilé au printemps 2022. Dans ce document de campagne, il est écrit noir sur blanc : “Aucun impôt sur les successions jusqu’à 150.000 euros par enfant, aucun impôt jusqu’à 100.000 euros transmis aux autres membres de la famille (petits-enfants, neveux, nièces, etc.).”

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