Doper le pouvoir d’achat ? Ne soyons pas rosse avec François Bayrou, qui n’a rien contre une idée lui permettant de prolonger son bail à Matignon. Et dévoilons-lui une mesure toute simple : demander aux Français d’exiger les quelque 5 milliards d’euros auxquels ils ont droit. Et qui dorment, le plus souvent sans fructifier, sur leurs comptes bancaires inactifs. Comprenez ceux n’ayant enregistré aucun mouvement depuis au moins un an dans le cas des comptes courants, et depuis au moins cinq ans pour les produits d’épargne comme le Livret A ou le plan d’épargne logement. Autant d’enveloppes dont, à la longue, on peut supposer qu’elles ont été oubliées par leurs détenteurs. Ou, dans le cas de successions mal gérées, ignorées des ayants droit du défunt.

Le phénomène n’est pas nouveau et constitue une aubaine pour les banques, qui ne se privent pas, s’agissant des comptes courants, de prélever des frais d’inactivité, souvent jusqu’au plafond légal de 30 euros par an. Alors même que ces supports ne demandent, par définition, aucun effort de gestion ! Pour aider les Français à récupérer cet argent, le législateur s’est résolu à adopter une série de mesures, qui obligent les établissements à croiser chaque année leur fichier clients avec le registre des personnes décédées, et à ­informer les détenteurs de tels comptes des conséquences d’une inactivité. Entrée en vigueur en 2016, cette loi, dite loi Eckert, leur impose aussi de publier le nombre de comptes inactifs, ainsi que le montant des avoirs qu’ils contiennent.

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