A la grande époque, avoir un compte chez ING était un signe extérieur de richesse. Les traders de la Société générale et les banquiers d’affaires de Lazard déposaient leur bonus de plusieurs millions d’euros sur leur Livret Orange. Rémunéré à 5%, il était le produit phare de la banque néerlandaise, celui qui a fait son succès dans les années 2000.

Aujourd’hui, ING plie bagage. Après dix ans de déclin, la banque en ligne cesse ses activités en France et va licencier ses 460 salariés. Sans gloire ni scrupules. Récemment, elle prélevait 30 euros par an (un maximum légal) pour tout Livret Orange inactif depuis plus de cinq ans. Son portefeuille officiel de 700.000 clients a été repris par son grand rival Boursorama. Le "nain" qui défiait ING il y a vingt ans a terrassé son adversaire. Car entre-temps, la révolution digitale a rebattu les cartes. Toutes les banques en ligne ont souffert, quand elles n’ont pas tiré le rideau.

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