« Nous sommes entrés dans une période ­totalement déséquilibrée », déclare d’emblée Christopher Dembik, directeur de la recherche macro­-économique chez Saxo Banque. Il est vrai que la conjoncture épouvantable que nous traversons depuis près d’un an (envolée de l’inflation, croissance en berne, risque de récession…) a provoqué deux phénomènes qui ont du mal à s’accorder. D’un côté, les particuliers ont de plus en plus besoin de crédits à la consommation, pour subvenir aux besoins quotidiens de leur famille, changer de voiture ou engager des travaux de rénovation dans leur domicile.

De l’autre, les banques sont de plus en plus réticentes à leur en octroyer, scrutant les dossiers à la loupe (contrat de travail, épargne en compte, incidents bancaires…). D’abord, parce qu’elles achètent désormais beaucoup plus cher l’argent qu’elles prêtent à leurs clients, ce qui rogne leur rentabilité. Ensuite, et surtout, parce qu’elles veulent contenir les risques d’impayés, qui avaient déjà considérablement augmenté durant les années Covid.

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