Sur le papier, le financement participatif, encore appelé crowdfunding, a pourtant tout pour séduire : contre une somme modique (à partir de quelques dizaines d’euros), on contribue à une levée de fonds destinée à financer tout ou partie d’une opération d’un promoteur, d’un marchand de biens, d’une PME ou d’une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables. Mais les crises immobilière et économique frappent de plein fouet le secteur, rendant le financement participatif de plus en plus risqué. Après 2022 qui a encore battu des records (+ 25 % par rapport à 2021), la collecte des plateformes de crowdfunding devrait enregistrer une légère baisse en 2023. Bonne nouvelle toutefois, les rendements ont continué de progresser en 2023, à plus de 11 %, après 9,4 % en 2022.

Le secteur de l’immobilier craint des faillites en grand nombre. Du côté des PME, la situation est tout aussi problématique. Seul le secteur des énergies vertes tire son épingle du jeu, avec des rendements intéressants pour un risque quasi nul : «Nos remboursements aux épargnants n’enregistrent toujours aucun retard et nous pensons qu’il en sera de même en 2024, grâce à la solidité des entreprises et à la résilience du secteur que nous finançons», détaille Laure Verhaeghe, directrice générale de Lendosphere.

7 plateformes de prêt immobilier passées au crible

(1) Les projets de marchands de biens (qui achètent un immeuble à revendre ensuite au détail, avec ou sans rénovation préalable) sont moins risqués que ceux des promoteurs immobiliers (le porteur de projet achète un terrain et on finance la construction d’un immeuble). (2) En montant de capital devant être remboursé depuis plus de 180 jours, rapporté au montant total de capital emprunté. NC : non communiqué.
(1) Les projets de marchands de biens (qui achètent un immeuble à revendre ensuite au détail, avec ou sans rénovation préalable) sont moins risqués que ceux des promoteurs immobiliers (le porteur de projet achète un terrain et on finance la construction d’un immeuble). (2) En montant de capital devant être remboursé depuis plus de 180 jours, rapporté au montant total de capital emprunté. NC : non communiqué. © Capital
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