Transmettre de son vivant est souvent présenté comme une bonne idée patrimoniale. Où sont les pièges ?

Anticiper la transmission de son patrimoine peut s’avérer effectivement très efficace. Il ne faut toutefois pas prendre en compte la seule fiscalité. Les abattements et le démembrement de propriété sont puissants, notamment lorsque le donateur est jeune. Cependant, une donation mal pensée humainement peut générer des situations compliquées, voire créer des blocages durables sur le long terme.

Quels sont les cas les plus fréquents ?

Donner trop vite, trop massivement. Par exemple, des parents qui transmettent la quasi-totalité de la nue-propriété de leur patrimoine autour de 50 ans, pour profiter d’une valorisation faible de la nue-propriété (40% avant 51 ans). Puis un divorce, un problème de santé ou un besoin de liquidités survient, et vendre devient impossible sans l’accord des enfants. La dimension familiale n’a pas été suffisamment prise en compte.

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