Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement d’Elisabeth Borne multiplie les dispositifs d’aide : ristourne à la pompe de 18 centimes par litre (dégressive à partir d’octobre), versement d’un chèque carburant aux travailleurs modestes en octobre prochain, ou encore relèvement du barème kilométrique. Pour tenter d’alléger la facture, les salariés disposent aussi d’une autre solution : déclarer leurs frais de transport “au réel”, en renonçant à l’allocation forfaitaire de 10% pour frais professionnels, allouée d’office par l’administration fiscale. Un mécanisme qui, au regard de la hausse du coût de l’essence, peut devenir très avantageux. Seul hic, déclarer ses frais professionnels “au réel” n’a d’intérêt que si le salarié est redevable de l’impôt sur le revenu. La déduction des frais réels venant diminuer la base imposable, le gain d’impôt sur le revenu est finalement proportionnel à la tranche marginale d’imposition (11%, 30, 41%, etc.) du contribuable. S’il est non imposable, son gain d’impôt sur le revenu est donc égal à zéro.

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