
Une annonce qui risque de faire beaucoup de mécontents. Ce mercredi 26 mars, pas moins de 72 départements dirigés par la droite, le centre et les indépendants ont annoncé qu’ils n’appliqueront pas l’augmentation de 1,7 % du RSA. Celle-ci devait entrer en vigueur le 1er avril. Il s’agit d’une mesure de protestation symbolique contre une gestion qu’ils estiment injuste des finances publiques. «Les départements s’engagent à ne pas payer l’augmentation du RSA à la Caisse d’allocations familiales (CAF) prévue au 1er avril», ont affirmé les départements du groupe «droite, centre et indépendants» dans un communiqué.
De plus, ces départements refusent «toute dépense nouvelle ou supplémentaire décidée unilatéralement par le gouvernement et non compensée intégralement». Ces derniers ont leurs finances dans le rouge et estiment que l’État ne peut pas faire reposer le modèle français sur eux seuls. Dès le mois de novembre 2024, ces mêmes départements avaient déjà menacé de suspendre le versement du RSA au 1er janvier, avant de faire machine arrière après les promesses budgétaires de l’ancien Premier ministre Michel Barnier.
La revalorisation du RSA concerne 3,6 millions de personnes
Les élus départementaux n’en démordent pas pour autant et déplorent l’explosion des dépenses sociales, couplée à l’effondrement des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), une source essentielle de leurs recettes fiscales. Ils estiment aussi à près d’un milliard d’euros les dépenses sociales supplémentaires à absorber cette année, et pointent du doigt la fragilité budgétaire de plus d’un tiers d’entre eux.
Cette revalorisation du RSA prévue au 1er avril (+1,7 %) a pour objectif de compenser l’inflation. D’après les données de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), elle concerne 1,83 million de foyers, soit 3,6 millions de personnes. Dans quelques jours, se tiendra un comité des financeurs qui doit réunir les acteurs des solidarités autour de la ministre du Travail, et des Solidarités.
La revalorisation du RSA résulte de l’application de la loi
«La revalorisation du RSA résulte strictement de l’application de la loi qui est votée par le parlement. L’Etat se limite à la mettre en œuvre chaque année sur la base de l’inflation constatée, comme pour la prime d’activité, l’allocation aux adultes handicapés et les prestations familiales qu’il finance directement. Après une revalorisation de 4,6% en 2024, elle sera de 1,7% en 2025 en lien avec la baisse de l’inflation», a réagi le Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.


















