
La taxe foncière à peine réglée, voici déjà l’avis de taxe d’habitation ! Celle-ci est certes supprimée depuis 2023 pour la résidence principale mais vous en demeurez redevable si vous êtes propriétaire d’une résidence secondaire. Les contribuables qui n’ont pas opté pour le paiement mensuel de la taxe d’habitation recevront leur avis d’imposition en ligne à partir de ce lundi 3 novembre. Les contribuables mensualisés devront patienter deux semaines supplémentaires, jusqu’au 17 novembre, pour recevoir le leur. Quant aux avis d’imposition sous format papier, ils vous seront expédiés entre les 6 et 19 novembre si vous n’êtes pas mensualisé et, sinon, entre le 21 et le 28 novembre.
Des avis qui vous réserveront des surprises plus ou moins bonnes selon que votre résidence secondaire se situe ou non dans une commune autorisée à majorer la taxe d’habitation. En effet, les 3 690 communes qui peuvent instaurer une taxe sur les logements vacants ont également le droit de majorer la taxe d’habitation, dans une large fourchette de 5% à 60%. En 2025, parmi ces 3 690 communes situées en zones tendues, où la demande de logements est très supérieure à l’offre, 1 628, soit 44% du total, ont décidé d’instaurer la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, selon la Direction générale des finances publiques. Une proportion en hausse de quatre points par rapport aux 40% de 2024.
Une majoration élevée de taxe d’habitation dans l’Ouest
Ce pourcentage s’avère particulièrement élevé dans les régions de l’ouest de la France métropolitaine, à commencer par la Bretagne (82,7%), suivie de la Nouvelle-Aquitaine (67,1%) et des Pays-de-la-Loire (63,9%). Les régions du quart sud-est et de la Méditerranée se situent également au-dessus du niveau national de 44%, avec des proportions de 51,4% en Occitanie, de 50,4% en Provence-Alpes-Côte-d’Azur et de 49,5% en Auvergne-Rhône-Alpes.
La Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine arrivent également en tête des régions où le taux de majoration de la taxe d’habitation est le plus élevé (voir infographie ci-dessous), exception faite de l’Outre-mer où très peu de communes ont instauré cette surtaxe. Alors que le taux moyen de majoration est de 41,4% sur l’ensemble du territoire, en hausse par rapport aux 40% de 2024, il dépasse les 49% en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine. Avec un taux de majoration de 44%, l’Île-de-France arrive en troisième position.
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Un outil fiscal pour les politiques de l’habitat
La preuve, pour l’association Intercommunalités de France, de «l’intérêt porté par les communes à cet outil fiscal au service de leurs politiques de l’habitat». Dans des communes, notamment touristiques, où les habitants locaux peinent à se loger, la surtaxe des résidences secondaires est en effet censée inciter leurs propriétaires à les mettre sur le marché, de la vente ou de la location, pour les transformer en résidences principales.
C’est le cas à La Rochelle, qui, comme 656 autres communes, a décidé cette année de porter la majoration au maximum de 60%. La municipalité divers gauche espère inciter des propriétaires à revendre leurs résidences secondaires, et que celles-ci soient acquises soit par des propriétaires occupants, soit par des investisseurs qui les loueront à l’année à des étudiants, à de jeunes actifs ou à des familles.




















