
C’est le livret le mieux rémunéré du marché et pourtant, tout le monde n’y a pas accès. En 2026, les plafonds de revenus à respecter pour ouvrir ou conserver un Livret d’épargne populaire (LEP) ont été revalorisés. Une évolution qui peut permettre à certains épargnants de devenir éligibles, tandis que d’autres doivent vérifier qu’ils restent dans les clous.
Ce produit réglementé, dont le taux atteint actuellement 2,5 %, contre 1,5 % pour le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), reste conditionné au respect de seuils précis, déterminés à partir du revenu fiscal de référence.
Par ailleurs, un épargnant peut vérifier son revenu fiscal de référence directement sur son dernier avis d’imposition. Ce montant sert de base pour déterminer l’éligibilité, comme le rappelle Service- Public.fr.
Des plafonds relevés en 2026
À la suite de la dernière loi de finances, les plafonds d’éligibilité au LEP ont été revalorisés d’environ 0,9 % pour 2026. Cette hausse suit l’évolution de l’inflation et du barème de l’impôt sur le revenu, lui-même ajusté chaque année.
Le plafond de revenu fiscal de référence atteint désormais 23 028 euros pour une personne seule (une part fiscale). Il augmente ensuite avec la composition du foyer, à raison de 6 149 euros supplémentaires par demi-part.
Ainsi, un couple sans enfant (deux parts) peut déclarer jusqu’à 35 326 euros, tandis qu’un couple avec deux enfants (trois parts) peut atteindre 47 624 euros.
Des seuils ajustés selon la localisation
Les plafonds varient également selon le lieu de résidence. Dans les départements d’outre-mer, ils sont relevés pour tenir compte des spécificités locales. En Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, le seuil s’établit à 27 251 euros pour une part, contre 28 489 euros en Guyane et à Mayotte, avec la même majoration de 6 149 euros par demi- part supplémentaire.
Un produit attractif mais encadré
Avec une rémunération supérieure aux autres livrets et une exonération totale d’impôt et de prélèvements sociaux, le LEP reste l’un des placements les plus compétitifs pour sécuriser son épargne. En 2026, ses règles de fonctionnement restent inchangées.
Le montant minimum pour ouvrir un LEP est fixé à 30 euros, tandis que le plafond de dépôt demeure à 10 000 euros, hors intérêts. Les intérêts continuent d’être calculés le 1er et le 16 de chaque mois. Les versements et les retraits sont libres, à condition de ne jamais rendre le compte débiteur. Comme pour le Livret A, le capital est garanti et les intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu ainsi que de prélèvements sociaux.
Une éligibilité qui se vérifie dans le temps
Pour une ouverture en 2026, l’administration se base sur le revenu fiscal de référence de 2025, calculé à partir des revenus perçus en 2024. Cette actualisation peut permettre à certains contribuables de devenir éligibles alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant.
Ce critère évolue chaque année, au rythme des déclarations fiscales. Le point de repère reste l’avis
d’imposition le plus récent. Pour les titulaires d’un LEP, un contrôle est effectué régulièrement par les établissements bancaires. En cas de dépassement des plafonds, le livret n’est pas clôturé immédiatement. En revanche, s’ils ne sont plus respectés pendant deux années consécutives, la fermeture intervient.
Avec un taux de 2,5 % et des plafonds relevés en 2026, le LEP reste le placement réglementé le plus attractif. Mais encore faut-il respecter les conditions de revenus pour pouvoir en bénéficier dans la durée.



















