Soulager le réseau électrique sans même diminuer sa consommation, c’est possible. Pour cela, il suffit de la décaler, en réalisant au passage de sacrées économies. C’est sur ce principe que sont nées les offres à «tarification dynamique». L’objectif est simple : pousser les foyers à diminuer au maximum leur consommation d’électricité pendant les périodes les plus sensibles pour le réseau français, à savoir l’hiver, et plus particulièrement le matin et le soir aux heures de pointe. Un moyen simple de réduire les pics de demande énergétique, et donc de minimiser le fonctionnement des centrales électriques émettrices de dioxyde de carbone (charbon, fioul et gaz), les risques de coupures ciblées, ou pire, d’une panne de courant généralisée.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) contraint tous les fournisseurs comptant plus de 200 000 clients - seuls EDF, Engie, TotalEnergies, Eni et Electricité de Strasbourg répondent à ce critère - à commercialiser ce type d’offres vertueuses. Si en 2021, le gendarme du secteur exigeait que cette tarification dynamique change chaque heure en fonction des prix indexés sur les marchés boursiers, la crise énergétique est depuis passée par là. La volatilité des prix était devenue trop périlleuse pour les ménages. «Nous avions alerté la CRE car cette tarification était trop risquée», rappelle Caroline Keller, porte-parole du médiateur de l’énergie.

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