Depuis deux ans, Méline, 18 ans, habitante de Verneuil-sur-Vienne (Haute-Vienne), vit un véritable cauchemar. Bien qu’elle n’ait jamais pris le train, elle reçoit des amendes majorées de la SNCF pour des voyages qu’elle n’a jamais effectués. Le montant total de ces contraventions atteint 21 669 euros, a-t-elle indiqué au Parisien qui rapporte sa mésaventure le 9 février.

Selon Méline, elle aurait reçu plus de 100 documents de la SNCF, correspondant à entre 30 et 50 amendes, toutes majorées. «Je ne prends jamais le train mais je reçois tout le temps des amendes», témoigne-t-elle, fatiguée de devoir porter plainte à chaque nouvelle contravention. Elle consacre désormais une grande partie de son quotidien à cette lutte administrative afin d’éviter des saisies sur son compte bancaire.

Une réponse tardive de la SNCF

La SNCF, consciente du fléau d’usurpation d’identité, affirme avoir contacté la jeune femme en juin et juillet 2024 après avoir pris connaissance de la situation. Toutefois, Méline indique qu’elle n’a pas réussi à les joindre pendant plusieurs mois. Elle a dû se rendre en gare de Limoges et faire un scandale pour que son problème soit enfin pris en compte.

Mercredi dernier, le 5 février 2025, la SNCF a assuré que Méline ne recevra plus de PV. Toutefois, la jeune femme doit encore entreprendre des démarches auprès de l’officier du Ministère public pour annuler définitivement les amendes en cours. Si son calvaire semble en voie de résolution, elle sait que son combat administratif n’est pas encore terminé.

Comment contester une amende ?

En cas d’amende reçue à la suite d'une usurpation d'identité, la première étape consiste à déposer une plainte auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie. Ensuite, il faut envoyer un courrier de contestation à l’Officier du Ministère Public (OMP), accompagné des pièces justificatives (copie de la plainte, pièce d’identité, justificatif de domicile). La demande peut être faite en ligne via le site de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). Si l’amende n’est pas annulée, un recours peut être adressé au tribunal administratif.