On appelle ça le "principe de Peter", du titre de l'essai de Laurence J. Peter. En 1968, le psychologue canadien y affirme que "dans une hiérarchie, chaque employé tend à s'élever jusqu'à atteindre son niveau d'incompétence". Normal, puisque tout employeur tend à récompenser ses bons éléments en les nommant à la tête d'une équipe. Malheureusement, comme on l'apprend en Bourse, "les performances passées ne préjugent pas des performances futures". Et un commercial hors pair ne saura pas forcément manager efficacement une équipe de vendeurs.

Faire et faire faire ne mobilisent pas les mêmes qualités. Victime collatérale de ce principe de Peter, vous serez un jour ou l'autre amené à subir un manager incompétent dont les traits de caractère, les pratiques pourront nuire à vos résultats, voire à votre carrière.

Alors que faire le cas échéant ? Hiérarchie oblige, "l'oubli de soi domine dans ce genre de situation. Mais ce n'est pas parce qu'il s'agit de votre N + 1 que vous devez subir sans réagir", souligne le thérapeute et conférencier Thierry Gaubert. Mieux vaut donc élaborer une riposte qui prenne en compte le profil du mauvais chef que vous vous coltinez. Ce dernier peut être désorganisé, velléitaire, dilettante, incompétent, inéquitable, tatillon, trop exigeant... Après avoir identifié sa déficience, vous serez en mesure d'élaborer une stratégie de survie. Voici donc quelques pistes qui vous aideront à cohabiter avec un mauvais chef sans vous le mettre à dos.

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