La Génération Z est souvent pointée du doigt, et ce constat ne devrait pas inverser cette tendance. Comme le rapporte le baromètre annuel Malakoff Humanis, relayé par Europe 1, quatre salariés sur dix se sont vus prescrire un arrêt maladie l’année dernière. Si le chiffre se rapproche de celui de 2016, cet absentéisme concerne davantage les managers ainsi que les jeunes.

Ces arrêts maladie trouvent leur source dans une surreprésentation des troubles psychiques. Anne-Sophie Godon-Rensonnet, directrice de l'accompagnement social et de la prévention chez Malakoff Humanis, confirme auprès de nos confrères : «22 % des jeunes qui ont été arrêtés en 2024 l'ont été pour des raisons psychologiques». De plus, un jeune sur cinq «est allé consulter un professionnel de santé mentale» alors que dans la moyenne des salariés, c’est environ un sur dix.

67 % des jeunes avouent faire le strict minimum au travail

Il est souvent reproché à cette génération de nouveaux travailleurs nés après 1995 de ne pas avoir réellement le goût du travail. Les statistiques le montrent puisque, si plus des trois quarts des actifs estiment que le travail a un impact positif sur leur vie, 67 % des membres de la Gen Z déclarent faire le strict minimum au travail. Quitte à ce que le travail ait un impact négatif sur leur santé ? Oui pour 53 % des membres de la catégorie de la Gen Z. Plus de la moitié d’entre eux (54 %) reconnaissent être stressés de façon quasi quotidienne, soit sept points de plus que la moyenne des actifs.

Une étude d’Intelligent révèle d’ailleurs qu’en 2024, seul un quart des entreprises affirment que les récents diplômés ont réussi au sein de leurs services. Les raisons sont nombreuses : problèmes de communication, manque de professionnalisme ou encore manque de motivation et d’initiative. Ainsi, trois quarts des entreprises interrogées déclarent ne pas être satisfaites de leurs embauches, ce qui conduit à des licenciements.