Les températures continuent de grimper en France. Dans un bulletin publié ce lundi 12 août, Météo-France annonce ainsi le passage en vigilance orange de 42 départements pour un risque de canicule et/ou d'orages. Le retour de ces fortes chaleurs est également synonyme de discussions enflammées dans les open spaces autour du réglage de la climatisation, comme le rapporte BFM TV qui a recueilli le témoignage de salariés.

Le Code du Travail ne précise en effet pas la température à maintenir dans les bureaux. Celui-ci indique simplement que celle-ci doit être adaptée au corps humain grâce à des courants d'air ou de la climatisation, autour de 30°C maximum pour une activité assise. Mais chacun a sa propre sensibilité au froid et au chaud et il est souvent difficile de satisfaire tout le monde dans un open space. Karim, salarié d’une agence de télécommunications à Grenoble, entend ainsi plusieurs fois par jour la question : «Tu peux baisser la clim, s'il te plaît ?» Dans son entreprise, la climatisation est diffusée de façon unidirectionnelle et tous les employés ne peuvent pas régler l'intensité de la ventilation.

Travailler avec des plaids et des gilets en plein été

Conséquence : l'air froid est tout le temps dirigé vers les mêmes collègues. «Elles se plaignent souvent d'être régulièrement enrhumées à cause de la clim, c'est vrai», confie Karim auprès de nos collègues. En plein été, certains viennent même avec «des plaids et des gilets», raconte-t-il. «La question de la température collective soulève des problématiques de vivre ensemble ainsi que des débats idéologiques entre collègues, notamment sur les questions d'écologie», explique à BFM TV Denis Monneuse, chercheur en ressources humaines à l'université catholique de l'Ouest. Avant de poursuivre : «Il peut aussi créer des tensions, voire des jalousies entre salariés lorsque les locaux sont climatisés de façon hétérogène.»

Robin, stagiaire ingénieur de 20 ans, a, lui, sa technique pour faire comprendre à ses collaborateurs de baisser la climatisation : il tousse ou éternue avant de s'étonner à haute voix du froid régnant dans l'open space. «Ça ne manque pas, c'est comme un bâillement. À chaque fois dans la minute il y en a un qui va déclarer : 'C'est vrai qu'il fait un peu froid ici, non ?», indique-t-il.

Mais à l'inverse, certains ont du mal à supporter la chaleur. C’est le cas notamment de Karim qui a trouvé la solution : un petit ventilateur de bureau individuel qu'il branche sur port USB. Plusieurs études démontrent que notre productivité et notre capacité de concentration sont étroitement liées à la température de notre lieu de travail. Selon le Massachusetts Institute of Technology (MIT), notre productivité baisse de 1,5 point par degré supplémentaire au-delà de 15°C.