Adoptez les tics du temps, avec mesure

Pour Sophie Backer, formatrice en prise de parole, certaines expressions font désormais partie du langage courant. Personne ne se formalise plus d’entendre «du coup», même mal employé. «C’est un marqueur culturel, estime la coach, qui rappelle qu’une syntaxe parfaite n’est pas nécessaire à une bonne prise de parole en entreprise. L’objectif dans le travail, c’est de faire passer un message, pas d’éblouir l’assemblée par sa maîtrise de la rhétorique.»

D'ailleurs, selon Rossana de Angelis, maître de conférences en sciences du langage à l’université Paris-Est Créteil, un tic peut fonctionner comme un «identificateur d’appartenance» : «Il intègre le locuteur dans une communauté et crée une connivence.» En pratique, bien sûr, on tient compte du contexte et du public… De la même manière qu’un lycéen ponctuera son discours de «wesh» dans la cour de récré mais pas pendant un exposé, on remplacera par des expressions communément partagées les acronymes ou anglicismes propres à son service («dès que possible» plutôt que «asap», «ex nihilo» plutôt que «from scratch»).

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