Selon l’article L124-1 du Code de l’éducation, le stage est une «période temporaire de mise en situation en milieu professionnel» destinée aux élèves et étudiants. Concrètement ? Une convention ne peut être délivrée que par un établissement de formation à des personnes disposant du statut étudiant : sans ce document signé par le stagiaire, l’entreprise et l’organisme de formation, le stage est illégal. La raison ? Éviter le salariat déguisé et protéger les stagiaires.

Il est tout de même possible de réaliser un stage en s’inscrivant à une formation - parfois à distance - intégrant un stage obligatoire dans son cursus. Des établissements reconnus comme le CNAM ou le CNED permettent, sous conditions (volume horaire réel, cohérence entre la formation et le stage), de délivrer une convention. Attention, cette solution suppose un engagement pédagogique réel et des frais d’inscription variables.

Les formations en ligne “clé en main” : oui, mais…

«Obtenir votre convention de stage en 24 heures», «Convention de stage rapide pour 199 euros»… Depuis plusieurs années, ce type de promesses pullule sur le web. Ces organismes privés proposent des inscriptions express (moyennant une centaine d’euros) à des cursus en ligne, avec délivrance d’une convention de stage en 24 ou 48 heures, en s’appuyant sur la loi du 10 juillet 2014, qui autorise une convention dès lors que la formation prévoit au moins 200 heures par an. Légales, ces offres soulèvent toutefois quelques réserves : assiduité peu contrôlée, accompagnement pédagogique limité en cas de problème, et regard parfois critique de certains recruteurs, qui y voient un simple montage plutôt qu’une expérience réellement valorisable. Vigilance, donc.

La période de mise en situation professionnelle : l’alternative officielle au stage

Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas se réinscrire en formation, il existe une alternative encadrée par l’État : la période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), qui permet d’intégrer une entreprise pour une courte durée — de un jour à un mois — afin de découvrir un métier, tester un secteur ou confirmer un projet professionnel. Juridiquement distincte d’un stage, cette immersion repose sur une convention signée avec un organisme prescripteur (France Travail, mission locale, Cap emploi…), mais elle n’est pas rémunérée par l’entreprise d’accueil.

Et pourquoi pas la mission locale ?

Les jeunes âgés de 16 à 25 ans peuvent se tourner vers les missions locales, présentes sur l’ensemble du territoire, dont le rôle est d’accompagner les jeunes dans leur insertion sociale et professionnelle. Celles-ci peuvent prescrire une période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), permettant une immersion en entreprise encadrée par une convention spécifique et assortie d’une couverture en cas d’accident du travail. Destinée à découvrir un métier ou un secteur, ou à confirmer un projet professionnel, la PMSMP n’est pas rémunérée par l’entreprise d’accueil, même si une gratification reste possible.