Faire du compte épargne-temps (CET) un instrument “portable, monétisable et universel”. Tel est l’engagement du candidat à sa propre réélection, Emmanuel Macron. La promesse faite à l’occasion de la présentation de son programme présidentiel, jeudi 17 mars, permettrait - à chacun “de mieux organiser son temps de travail tout au long de sa vie”, selon le chef de l’Etat. En partie présente dans le programme d’Anne Hidalgo - qui propose de rendre le CET “universel et mieux doté afin que chaque Français puisse décider tout au long de sa vie de consacrer du temps à des projets personnels” -, cette mesure pose question, les obstacles à sa mise en place semblant nombreux.

Pour rappel, le compte épargne-temps donne la possibilité à un travailleur (fonctionnaire ou salarié) d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de profiter d’une rémunération payée instantanément ou ultérieurement, en échange de jours de congés payés (CP) ou de RTT non pris, dans la limite de 10 jours par an. Lorsque le CET le prévoit, l’employeur peut compléter ces versements, en temps pour les heures effectuées au-delà de la durée collective de travail, ou les abonder (en argent). Et les sources de financement d’un CET ne s’arrêtent pas là : “Vous avez la possibilité de mettre votre intéressement sur votre compte épargne-temps”, complète Catherine Pays-Lenique, directrice générale d’Epsens, un des principaux teneurs de compte en épargne salariale. Le détenteur du compte épargne-temps peut ensuite, selon les modalités du compte, le convertir en jours de congés ou de repos, avancer son départ à la retraite ou encore transférer - et monétiser - les droits associés sur un plan d’épargne retraite collectif (Percol) ou un plan d’épargne entreprise (PEE).

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