
L'émission sur TF1, Emmanuel Macron – Les défis de la France, a permis au chef de l'Etat et à ses interlocuteurs – dont Sophie Binet, Cécile Duflot ou encore le youtubeur Tibo InShape – d'aborder mardi divers sujets d'actualité. Parmi eux, l'état des finances publiques a été mis sur la table des échanges par l’essayiste ultralibérale Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap). Deux ans avant la fin du quinquennat, «ne pensez-vous pas qu’il serait temps de trouver des solutions pour sortir de l’engrenage de la dette ?», lui demande-t-elle.
Selon l'essayiste, l'une des solutions à la disposition du gouvernement pour parvenir aux 40 milliards d'euros d'économie nécessaires dans le budget 2026, serait de tailler dans les dépenses de l’Etat, impôts et fonctionnaires en tête. Selon ses calculs, cette mesure permettrait d'économiser 7 à 8 milliards d'euros. Emmanuel Macron commence par défendre son bilan : «Par an, on a augmenté la dette publique de 1,8 point. On a subi des crises, mais mes prédécesseurs ont aussi connu des augmentations, de 1,5 point pour François Hollande» notamment, «et sans crise».
Sur le déficit public, le président estime que «le problème premier de la France est qu'elle ne produit pas assez». «J’assume totalement le "quoi qu’il en coûte" pendant la crise du Covid, poursuit Emmanuel Macron, Oui, on a dépensé beaucoup d’argent, mais on a préservé notre appareil productif. On a évité le chômage.»
«Je veux qu’avant la fin de ce quinquennat on fasse le prélèvement social unique»
Enfin, dans une vidéo tournée en amont de l'émission, un commerçant témoigne d'une situation kafkaïenne qu'il a dû récemment subir : l’acquittement d’une contribution patronale au dialogue social... alors qu’il n’a pas d’employé. Emmanuel Macron l'admet : «Il y en a encore trop de normes françaises et de normes européennes. Ce combat de simplification, c’est pour moi une des priorités et c’est pour le coup un point sur lequel je pense qu’on peut avoir des majorités».
Parmi les simplifications envisagées : «Il y a en ce moment un texte à l’étude sur la simplification des délais. Je veux qu’avant la fin de ce quinquennat on fasse le prélèvement social unique». Le président s'est aussi dit favorable à la fusion de la carte d’identité et de la carte Vitale, «si c’est constitutionnellement possible».


















