Beaucoup de personnes parlent de vouloir travailler moins pour vivre mieux. Le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont en phase avec l’époque, non ?

Adrien Chignard : Absolument ! Pendant des lustres, on nous a rebattu les oreilles avec l’idée que le travail était une valeur, or ce n’est pas le cas. Le travail, on en a un ou on n’en a pas, c’est tout ! Désormais, la centralité du travail dans nos vies change. On est en train de le remettre à sa juste place, qui ne peut pas être toute la place. Les trentenaires d’aujourd’hui, qui n’ont pas connu les Trente Glorieuses, mais plutôt le chômage et la précarité, sont promis à des carrières protéiformes : ils savent que la sécurité de l’emploi n’existe plus et qu’ils devront changer de boulot régulièrement. Ils s’adaptent, c’est logique.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement