«Cultivez votre intelligence émotionnelle !» «Laissez parler vos émotions !» Depuis une dizaine d'années, l'expression du ressenti et l'injonction à la bienveillance sont en vogue dans le monde du management. Mais c’est principalement sur les émotions positives – les «cultiver la joie» et autres «mobiliser l'enthousiasme» – que les entreprises ont timidement appris à capitaliser. «La culture du travail à la française est très cartésienne, avec un clivage entre vie affective et vie professionnelle», rappelle Faustine Duriez, fondatrice de la société de conseil Cocoworker. «Si on commence à valoriser les émotions positives, les autres sont encore associées à la vulnérabilité», renchérit Michel Barabel, professeur à SciencesPo Executive Education et coauteur de l'ouvrage Les RH à l'ère du Covid-19 (Dunod).

Au travail, la tristesse comme la colère sont donc généralement priées de rester au vestiaire. «D'autant plus qu'à l'inverse de la joie, qui unit, ce type d'émotions est vu comme un affect qui délie», souligne Faustine Duriez. Si l’on comprend aisément le manque d'enthousiasme des entreprises à l'idée de s'emparer des émotions négatives, que faire aujourd'hui, après plus d'un an de pandémie ?

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