Régulièrement, elle transférait les décorations murales d'une chambre à une autre pour stimuler l’attention des patients. «Ce n'est pas sur ma fiche de poste, mais c'est comme ça que je suis», a expliqué cette femme de ménage en hôpital aux chercheurs de la Ross School of Management de l’université du Michigan. C'est à partir de l'observation des salariés de cet hôpital que les universitaires ont forgé, en 2007, le concept de «job crafting», la «fabrication de fonction». Ils ont ainsi décrit et analysé l'importance de personnaliser son emploi pour y trouver une source d'engagement et de satisfaction, voire d'épanouissement… Quitte à risquer le renvoi, comme cet autre agent de ménage qui avait pris sur lui de raccompagner les familles égarées dans le dédale des couloirs.

Depuis, les recherches sur le sujet se multiplient : 800 rien que pour 2020, selon The Oxford Review of Economic Policy ! Toutes vantent les bienfaits de laisser les salariés «designer» leur job, tant pour eux-mêmes (développement de la créativité et du bien-être) que pour la boîte (réduction du turn-over). L’une des dernières études, publiée en septembre dans la MIT Sloan Management Review, s’est penchée sur le job crafting durant la pandémie. Conclusion : 92% des salariés qui ont su inventer de nouvelles manières de faire, ou de nouvelles tâches, ont vu baisser leur niveau de stress tout en ressentant une meilleure collaboration et une satisfaction personnelle plus importante, tandis que les entreprises constataient un renforcement de la loyauté et une hausse de la productivité.

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