La France reste une bonne élève en matière d’égalité femmes-hommes dans les grandes entreprises. Avec un score de 59%, l’Hexagone conserve sa deuxième place mondiale, juste derrière l’Espagne (60%), selon le baromètre annuel Equileap. L’Italie, la Norvège et le Royaume-Uni complètent le top 5. L’étude s’appuie sur 3 430 grandes entreprises réparties dans 24 pays, toutes ayant une capitalisation boursière d’au moins 2 milliards de dollars, précise BFM Business. L’indice compile 19 indicateurs, parmi lesquels la part de femmes dans les instances dirigeantes, l’écart salarial, les pratiques de recrutement non discriminatoires et les politiques de prévention des violences sexistes et sexuelles.

La France se distingue particulièrement pour la représentation des femmes dans les conseils d’administration, avec 46% de sièges occupés par des femmes, un résultat en grande partie soutenu par la législation en vigueur depuis 2011, imposant un minimum de 40%. Cette dynamique permet également à 11 entreprises françaises d’intégrer le top 100 mondial d’Equileap, parmi lesquelles figurent Publicis, Sanofi, Sodexo, BNP Paribas et L’Oréal.

Seulement 10% des PDG sont des femmes

Mais le chemin reste encore long pour atteindre la parité à tous les niveaux. Les femmes n’occupent que 28% des postes de direction et 32% des postes de managers seniors. La féminisation des comités de direction pourrait s’accélérer grâce aux nouvelles obligations légales : depuis le 1er mars, ces instances doivent en effet comprendre au moins 30% de femmes, seuil qui passera à 40% en 2029. Le plafond de verre reste particulièrement solide pour les PDG, où les femmes ne représentent que 10% des dirigeants, malgré une légère amélioration par rapport à 2025 (8%).

Les inégalités salariales restent un point noir. Selon l’Insee, les femmes gagnent en moyenne 21,8% de moins que les hommes. A travail équivalent, l’écart tombe à 14%, et à poste égal à 3,6%. La situation pourrait toutefois évoluer bientôt grâce à la nouvelle directive européenne sur la transparence salariale, qui oblige les entreprises à publier les rémunérations et à corriger tout écart salarial entre les hommes et les femmes supérieur à 5% pour un travail équivalent.

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