
Moins dynamiques, moins flexibles, dépassés par les nouvelles technologies… les clichés sur les seniors ont la vie dure. Mais une nouvelle étude, parue dans la revue américaine Science Advances et relayée par BFM TV ce mardi 13 mai, vient balayer les nombreux préjugés qui freinent l’intégration des seniors sur le marché du travail. Alors que de précédentes recherches suggèrent que les compétences cognitives diminuent dès l’âge de 30 ans, cette étude révèle qu’il n’en est rien et que, bien au contraire, les scores obtenus à 65 ans sont meilleurs que ceux obtenus à 20 ans.
«Les compétences déclinent plus tard que ce que l'on supposait auparavant», expliquent les chercheurs. Surtout, ce déclin des compétences n'est pas inévitable. Il «n'est présent que pour les personnes qui n'utilisent pas beaucoup leurs compétences au travail ou à la maison». Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont opté pour une nouvelle approche. Plutôt que de comparer les performances des personnes plus jeunes à celles de personnes plus âgées, ils ont analysé les données des mêmes individus sur une période de trois ans et demi pour mesurer l’évolution de leurs capacités.
Des résultats meilleurs à 65 ans qu'à 20 ans
Résultats : l'étude «montre que les compétences augmentent pour les individus jusqu'à l'âge de 45 ans en littératie et jusqu'à l'âge de 40 ans en numératie». Et contre toute attente, les résultats à 65 ans restent supérieurs à ceux obtenus à 20 ans. «Dans l'ensemble, nos résultats remettent en question l'idée que la loi naturelle impose un déclin inévitable des compétences avec l'âge», indiquent les chercheurs.
Avec un minimum d'entraînement, il est tout à fait possible de garder son cerveau en forme. Ainsi, les personnes qui pratiquent régulièrement des activités comme «calculer des prix, des coûts ou des budgets» ou «lire des lettres, des mémos ou des courriels» conservent leurs compétences intactes jusqu’à 65 ans. Toujours selon cette étude, leurs compétences augmentent fortement jusqu'à la cinquantaine, puis se maintiennent. Ces résultats mettent donc en lumière le rôle clé de l’activité et de l'apprentissage tout au long de la vie.

















