Repenser la sécurité aérienne et lutter contre l’intrusion de drones, c’est l’objectif de la société CerbAir. Assez vite, la jeune pousse, créée en 2015, est contactée par le ministère des Armées. Il lui aura fallu patienter deux ans pour signer des contrats. Mais le jeu en valait la chandelle : «80% du chiffre d’affaires de CerbAir, qui s’élève à plusieurs millions d’euros, provient de ses marchés institutionnels, en France et à l’étranger», indique Lucas Le Bell, l’un des cofondateurs.

Autre domaine, même constat, pour Frédéric Raynal, créateur de Quarkslab, expert en cybersécurité : «Travailler avec l’armée prend du temps : entre l’appel d’offre et l’attribution du marché, il peut se passer deux ans. A l’échelle d’une entreprise, c’est très, très long. En contrepartie, si la solution convient à l’armée, un renouvellement se met en place assez rapidement.» Sa société s'en sort avec les honneurs : elle compte aujourd’hui 80 salariés et réalise 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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