
L’intelligence artificielle au secours des entreprises ? A l’origine, bon nombre de sociétés ont vu en l’IA un vecteur de rentabilité. Mais depuis quelques mois, la donne a changé, surtout sur le marché du travail. Rien qu’en 2025, 25 000 emplois ont été supprimés dans les entreprises technologiques axées sur l’IA. Il faut y ajouter ceux décidés chez UPS ou encore Amazon, ainsi que la vague de suppressions de postes envisagée chez IBM. Un coup de frein sur l’emploi ? Il semblerait que oui, et pour une autre raison, met au jour une étude américaine.
Selon cette étude menée sur une entreprise américaine et relayée par Franceinfo, l’intelligence artificielle n’allège pas la charge de travail, loin de là. Pire, elle l’intensifierait. Pourquoi ? Car les employés, se sentant «galvanisés», auraient tendance à multiplier les tâches et surtout à en effectuer des plus complexes qu’avant, augmentant de fait leur investissement personnel dans la société. L’étude, menée pendant neuf mois auprès d’une entreprise américaine, montre par exemple que des designers ont commencé à coder grâce à l’IA.
Des risques sous-jacents
Toutefois, cela ne s’est pas arrêté là, car en se sentant pousser des ailes, ils sont allés au bout de leur process, mais ont travaillé beaucoup plus que prévu (retouche, relecture, vérification, etc.) Autre élément mis en avant : la facilité d’utilisation. Utilisable partout, tout le temps, l’intelligence artificielle a multiplié le temps de travail des salariés lors de périodes où elle n’aurait pas dû l’être, comme sur la pause déjeuner.
Le risque est simple, note Franceinfo : travailler sans s’en rendre compte. Autre écueil : la facilité d’utilisation disperse l’employé. En effet, en étudiant le comportement des salariés, les auteurs de l’étude ont remarqué que les tâches étaient tellement simples qu’ils en faisaient plusieurs en même temps.
Cependant, si cela donne l’impression qu’on augmente sa productivité, cela réduit en même temps la qualité du travail, mais surtout, cela favorise la fatigue voire les risques de burn-out. Pour éviter les dérives liées à l’utilisation de l’IA au travail, les chercheurs recommandent de mettre en place des pauses claires, de favoriser la collaboration entre collègues… mais surtout d’encadrer les règles.




















