
Privée d'emploi et activement à la recherche d'un travail, une personne au chômage a droit à une protection sociale appelée assurance-chômage. Cette dernière permet de maintenir un certain pouvoir d'achat pendant la période de transition professionnelle, et le principal dispositif reste l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Versée par France Travail, elle vise à compenser partiellement la perte de revenus. Mais le 1er avril dernier, les règles de l’assurance-chômage ont évolué pour la grande majorité des demandeurs d’emploi, selon le Service public.
Ainsi, il faut désormais avoir travaillé au moins six mois au cours des 24 mois (ou au cours des 36 mois, si vous avez 55 ans ou plus) précédant la fin du contrat de travail. Il y a toutefois une exception pour les primo-entrants, rappelle Ouest-France. Depuis le 1er avril, les conditions de versement pour ces derniers sont moins strictes. «Ils peuvent bénéficier de l’ARE s’ils ont travaillé au moins 5 mois (108 jours ou 758 heures travaillés) au cours des 24 ou 36 mois, selon leur âge, précédant la fin de leur contrat de travail», indique le Service public.
Mêmes conditions, durée d’indemnisation réduite
Qui sont les primo-entrants ? Il s’agit tout simplement de tous les demandeurs, salariés privés d’emploi qui n’ont jamais bénéficié de l’assurance-chômage ou qui n’en ont pas bénéficié depuis plus de 20 ans. Toutefois, cela ne les exempte en rien des autres conditions d’accès, à savoir être inscrit à France Travail, être activement en recherche d’emploi et être considérés comme «immédiatement disponibles» sur le marché. Une mesure qui découle d’un accord conclu en novembre 2024 entre les partenaires sociaux, rappelait début avril la CFTC.
Au total, cette mesure doit faire entrer 16 000 allocataires, soit 2,4 millions de demandeurs d’emploi indemnisés. Dans le même temps, la durée minimale d’indemnisation évolue également, fixée désormais à 5 mois pour les primo-entrants, contre six mois dans le régime général. Quant au montant de l’ARE, il est le même pour tous les demandeurs d’emploi. Début mars, l’Unédic a annoncé que le déficit de l’assurance-chômage s'élèverait à 2,1 milliards d’euros en 2026, le régime imputant cette situation à une ponction de l’État de 4,1 milliards.
La présidente de l’Unédic avait confié que sans le prélèvement de l’Etat, le solde annuel aurait été positif, tout en évoquant un autre argument : le remboursement de la dette liée à la pandémie de Covid-19. Toutefois, l’Unédic anticipe une amélioration de sa situation financière pour 2027 et 2028, avec des excédents respectifs de 2,8 milliards et de 4,8 milliards d’euros.



















