Depuis le 1er avril, les règles d’accès à l’assurance chômage ont évolué pour certains demandeurs d’emploi. Normalement, il faut avoir travaillé au moins six mois pour percevoir une allocation chômage. Désormais, une exception est introduite pour les «primo-entrants», c’est-à-dire les personnes n’ayant pas été indemnisées au cours des vingt dernières années. Pour ces derniers, une durée d’activité de cinq mois suffit désormais pour ouvrir des droits, comme l’indique Ouest-France. Cette période doit avoir été effectuée sur les 24 derniers mois, ou 36 mois pour les personnes âgées de 55 ans et plus.

Cette mesure découle d’un accord conclu en novembre 2024 entre les partenaires sociaux. «La plupart des mesures de cet accord étaient entrées en vigueur en avril 2025. Mais celle pour les primo-entrants nécessitait une révision de la loi», explique Frédéric Belouze de la CFTC. Selon l’Unedic, cette évolution devrait se traduire par 16 000 allocataires supplémentaires par mois en moyenne, sur un total de 2,4 millions de demandeurs d’emploi indemnisés.

Des changements aussi sur la durée d’indemnisation

Un autre accord, signé en février par le patronat et plusieurs syndicats (CFDT, CFTC et FO), prévoit également de réduire la durée maximale d’indemnisation dans certains cas. Pour les salariés ayant signé une rupture conventionnelle et âgés de moins de 55 ans, la durée maximale passerait de 18 à 15 mois. Pour les plus de 55 ans, elle serait abaissée à 20,5 mois, contre 22,5 mois pour les 55-56 ans aujourd’hui et 27 mois pour les 57 ans et plus. Une loi, actuellement en cours d’examen au Parlement, doit encore être adoptée pour entériner ces évolutions.

>> Retrouvez tous les épisodes de notre podcast qui vous aide dans votre recherche d’emploi