
Les intentions de recrutement dans les entreprises en 2026 sont en forte chute. D’après une enquête réalisée par France Travail et publiée mardi 21 avril, les intentions de recrutement ont connu une baisse de 6,5% par rapport à l’an passé dans une grande majorité de métiers, et ce, dans tous les secteurs, rapporte BFM Business. Ainsi, avec une chute de 158 000 projets de recrutements pour s’établir à 2,27 millions, il s’agit là du plus bas niveau depuis 2018, et même de 764 400 par rapport au pic qui avait été atteint en 2023 (3,04 millions).
Réalisée auprès de 1,77 million d’établissements entre octobre et novembre 2025, soit avant le début du conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix des carburants qui a suivi, cette enquête se base sur les réponses de 416 000 entités qui ont été prises en compte avant d’être redressées pour être représentatives des entreprises françaises. «On est dans une période où la confiance et la visibilité dans l’avenir n’est pas toujours simple pour que les chefs d’entreprise puissent se projeter», a expliqué le directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy auprès de franceinfo.
Une baisse plus marquée dans certains secteurs
Si cette baisse des intentions de recrutement concerne tous les secteurs professionnels, certains d’entre eux sont pourtant plus impactés que d’autres. C’est le cas par exemple dans les télécommunications et le numérique (-25%), dans la construction (-16%) ou dans les services aux entreprises (-10%). À l’inverse, d’autres secteurs semblent de leur côté être moins impactés, comme l’industrie (-2%) ou le domaine de la santé où des embauches sont prévues en hausse de 0,8%.
Par ailleurs, cette enquête réalisée par France Travail montre que le surcroît d’activité ponctuel reste aujourd’hui le premier motif de recrutement (40,7%), loin devant le remplacement de départs définitifs de salariés (25,8%). Quant aux embauches qui répondraient au besoin d’une nouvelle activité, celles-ci représentent plus d’un cas sur cinq (22,2%), tandis que les remplacements suite à des absences ponctuelles de salariés pour maladie ou maternité concernent plus d’un cas sur dix (11,3%). Enfin, cette enquête révèle que les intentions de recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) sont en baisse, passant de 44% en 2025 à 41% en 2026, tandis que les contrats à durée déterminé (CDD) de six mois ou plus diminuent eux aussi pour s’établir à 17% (contre 19,5% en 2025). À l’inverse, les CDD de courte durée, à savoir de moins de six mois, eux, progressent à 42% contre 37% un an plus tôt.



















