
Après Thales, c’est au tour de la Caisse d’Epargne de dévoiler qu’elle prévoit le recrutement de 5 000 personnes cette année en France, révèle Capital ce mercredi 11 février. Répartis de manière homogène - aucun chiffre précis n’a été donné - dans les 15 Caisses d’Epargne et leurs agences situées aux quatre coins de la France, une nuance, et non des moindres, est à apporter sur ce chiffre : «Il s’agit de postes à pourvoir liés à des départs, que ce soit la retraite ou d’autres motifs, déclare David Marchal, DRH des Banques Populaires et Caisses d’Epargne. Globalement, c’est un renouvellement d’effectifs, sans création de poste massive, afin de maintenir une proximité locale dans les territoires», indique-t-il, sans plus de précision sur le nombre de renouvellements ou de créations de postes.
Ces recrutements se concentrent particulièrement sur les métiers du réseau commercial, qui représentent environ trois quarts de ces postes prochainement disponibles. Et, parmi ces professions commerciales, le poste de conseiller clientèle sera particulièrement demandé, «de l’ordre de 60%». Un recrutement ciblé, qui suit la logique «d’utilité au financement du territoire et à l’accompagnement des projets de vie des clients», tel qu’énoncé par son DRH. Pour quelle rémunération ? «Le revenu annuel brut moyen pour ce métier se trouve aux alentours des 40 000 euros, précise-t-il. Mais l’essentiel de ces recrutements se faisant auprès de jeunes diplômés, nous offrons une échelle de progression et favorisons la promotion interne», tempère David Marchal.
Plus de 3 000 CDI et plus de 1 000 alternants recrutés à la Caisse d’Epargne
Si la plupart des recrutements devraient donc attirer des jeunes diplômés, de la place est faite pour ceux en passe de l’être. La Caisse d’Epargne continue de miser sur l’alternance, malgré la baisse du montant de l’aide aux entreprises, avec 1 100 postes réservés sur 5 000, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. «On croit toujours à l’alternance en raison de nos valeurs de banque coopérative mais aussi car elle a porté ses fruits dans le secteur, explique le DRH des Banques Populaires et Caisses d’Epargne. Les alternants ont aussi une fidélité supérieure en comparaison aux salariés recrutés en CDI ou CDD», ajoute-t-il.
En dehors des 1 100 postes gardés pour les alternants, 3 100 recrutements concernent des CDI et les 800 restants des CDD. Une partie d’entre eux sont notamment destinés à certains professionnels en reconversion, via la Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI), proposée par France Travail, qui permet à des demandeurs d’emploi d’obtenir un CDI ou CDD d’une durée minimale de 6 mois en échange d’une aide au financement de l’organisme public à destination de l’entreprise pour sa formation.



















