Un vase qui déborde… Cette image a longtemps représenté le quotidien de Mathieu, dirigeant d'une PME d'ameublement dans le Grand Est (400 salariés) : déplacements incessants, stratégies à élaborer, usines à moderniser, budgets à défendre, défaillances à combler… Son cerveau était en ébullition vingt-quatre heures sur vingt-quatre : «Quand je me suis aperçu que je grelottais de froid sous mon épaisse doudoune dans une salle surchauffée, je me suis fait peur.» Comme Mathieu, de nombreux cadres composent avec une charge mentale professionnelle à la limite du supportable. Une étude Ifop-Mooncard réalisée en 2019 révélait que 95% des cadres pensaient à leur travail le soir à la maison et presque autant le week-end. Les raisons : toujours plus de responsabilités à mener de front. Une charge qui peut mener au burn-out si elle n'est pas prise au sérieux.

Mathieu, lui, a craqué, suite à un drame familial. «Le burn-out est la forme extrême de la surcharge mentale», explique la psychiatre Aurélia Schneider, auteure de La Charge mentale des femmes… et celle des hommes (Larousse). Selon cette praticienne, la charge mentale «ordinaire» consiste en une accumulation de tâches, touchant à des domaines et à des lieux différents, qui se bousculent dans le cortex cérébral. La surcharge survient lorsqu'il n'y a plus de répit psychique : «Le sujet tourne comme un hamster dans sa roue. Il reste archiproductif… jusqu'à la rupture.» Rupture qu’il est pourtant possible d’éviter. Quatre cas d'école qui le prouvent.

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