Être chef d’entreprise est-il la panacée en 2026 ? La question se pose alors que les difficultés auxquelles ils font face sont de plus en plus importantes. Les résultats d’un dernier sondage OpinionWay pour Rydge conseil, dévoilés en exclusivité par RMC, traduisent encore plus ce mal-être pour bon nombre d’entre eux. En effet, plus de deux tiers (67%) des interrogés concèdent avoir des pensées négatives, et «les facteurs de stress sont innombrables», comme le confirme le dirigeant d’une société spécialisée dans les travaux d'impression, interrogé par nos confrères.

Selon Thomas Viriot, malgré sa passion pour son travail, «les facteurs de difficultés s’accumulent». Et comme il le résume : «Je n’ai pas le choix, il faut que ça fonctionne, donc on se donne à fond pour son entreprise.» Parmi les pensées négatives évoquées au cours de cette étude, il y a la pression, le doute, mais également la fatigue ou la peur de ne pas réussir. Cette étude met également en exergue qu’un entrepreneur sur deux considère que la responsabilité qui pèse le plus lourd aujourd’hui est la survie de l’entreprise.

Eviter à tout prix de se sentir seul

Si les préoccupations familiales sont aussi évoquées (21%), elles passent donc au second plan. Ce que reconnaît Thomas Viriot au micro de RMC, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures et se dévoue corps et âme pour sa société : «Je n’ai pas de compteur d’heure, c’est très prenant, on est connecté quasiment jour et nuit», reconnaît-il. S’il assume diriger son entreprise comme «un responsable de famille», le sentiment de se sentir seul prédomine parfois.

Pourtant, il ne faut pas rester seul, met en avant auprès de RMC, Hervé Kermarrec, président de la GSC, une assurance-chômage pour dirigeants. «Quand tu crées ton entreprise, il ne faut pas rester seul, il faut aller chercher des conseils et des gens pour être à tes côtés. Ça permet de lever la tête du guidon», décrypte-t-il. D’où la nécessité de prendre des vacances et faire de véritables coupures.

En novembre dernier, la dernière grande consultation des entrepreneurs menée par CCI France, mettait en exergue une perte de moral chez les patrons français, au plus bas, à un niveau comparable à celui enregistré pendant le Covid-19. Plus précisément, 73% des patrons français estimaient la situation actuelle défavorable et 88% estimaient ne pas être suffisamment entendus.