Un an après avoir obtenu son diplôme, Alexandre Charles, consultant, est toujours en train de rembourser son EMBA. Il faut dire qu’en sélectionnant le cursus d’HEC pour rebooster sa carrière, il n’a pas choisi le moins cher. Ses frais d’inscription s’élèvent à 102 000 euros ! Le quarantenaire a décidé de les payer en partie avec ses économies (20%), un prêt bancaire (70%) et, pour les 10% restants, il a demandé une bourse à son école. Un triptyque assez courant.

«Ce ne sont pas des changements que l’on fait sur un coup de tête. J’ai activé mon réseau, passé pas mal d’appels, étudié les offres pour bâtir mon projet», explique-t-il. A l’arrivée, il a dû assumer une bonne partie de la facture. Face à la hausse constante des tarifs de ces programmes prestigieux, difficile de ne pas puiser dans ses fonds personnels.

Négocier un prêt

L’anticipation reste le moyen le plus sûr pour faire face aux dépenses, et pas seulement pour avoir le temps ­d’économiser. La concurrence entre cursus faisant rage, ­certains établissements proposent en effet des prix différents selon la date ­d’inscription. C’est par exemple le cas de l’Essec Business School. «Nous avons un tarif Early Bird, qui offre un bonus de 4 000 à 5 000 euros», confie Claire ­Szlingier, directrice associée des programmes «executive» de l’école.

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