«En dix ans, j’ai vu la part des financements individuels progresser de façon importante», observe Claire Szlingier, directrice associée du recrutement des MBA et EMBA de l’Essec. Dans cette école, «un tiers seulement des participants obtiennent un financement de leur employeur.» Ou plutôt un cofinancement : «Les prises en charge à 100% deviennent rares», confirme Véronique Carresse, directrice du programme EMBA de l’Edhec.

Les entreprises sont de moins en moins enclines à mettre la main à la poche. Et les participants de plus en plus réticents à l’idée de le leur demander : «Ils ont accepté l’idée d’investir dans leur carrière», note Claire Szlingier. Et ils veulent garder leur liberté, pouvoir démissionner à l’issue du programme ou consacrer leur mémoire et les projets collectifs aux sujets de leurs choix. Et pas seulement à des études de cas proposées par leur employeur.

Jusqu'à 210 000 euros pour un EMBA à Columbia

Plutôt qu’un financement, Claire Szlingier conseille aux cadres désireux de faire un EMBA de négocier un peu de temps disponible «pour s’investir pleinement dans un cursus qui demande un très fort engagement.» D’une manière générale, les plannings sont conçus pour être compatibles avec la poursuite d’une activité professionnelle à temps plein, avec des temps de présence obligatoire regroupés sur trois à quatre jours par mois, dont une partie le soir ou le week-end. Il est néanmoins conseillé de négocier l’aménagement de son planning.

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