Près de 200 bachelors sont aujourd’hui reconnus par le ministère de l'Enseignement supérieur avec le grade de licence. Ce grade confère enfin à ce cursus post-bac la légitimité qui lui faisait défaut, et l'empêchait de trouver sa place dans le paysage français de la formation. Il a fallu attendre l’arrêté du 27 janvier 2020 relatif au cahier des charges des grades universitaires pour que le bachelor ne soit plus seulement perçu comme une machine à cash pour les écoles, mais comme un diplôme à part entière, qui s’inscrit aussi bien dans le cadre européen LMD (licence, master, doctorat) que dans le modèle américain du Bachelor’s Degree sanctionnant un premier cycle universitaire (en trois ou quatre ans).

Le succès est au rendez-vous : en 2024, plus de 44 000 étudiants ont suivi un bachelor reconnu par l’Etat. C’est 38 % de plus qu’en 2020, et ce n’est pas près de s’arrêter : de nouveaux cursus voient le jour chaque année, notamment dans les écoles d’ingénieurs, qui se sont lancées un peu plus tard que les écoles de management.

Un cursus qui séduit les étudiants et les entreprises

Aujourd’hui, près d’un tiers des bachelors avec grade de licence sont proposés par des écoles d’ingénieurs, seules ou en partenariat avec des écoles de management (CentraleSupélec avec l’Essec ou l’Université technologique de Compiègne avec l’Edhec, par exemple). «Pendant des années, nous avons dû expliquer en quoi consistait le bachelor, se souvient Robert Sheldon, directeur associé du bachelor en sciences du management de l’ESCP. C’est moins nécessaire aujourd’hui.» Cette école de management a créé son premier bachelor en 2015 avec une promotion de 47 étudiants. Dix ans plus tard, ils étaient 1 140, issus de 117 nationalités, et devraient atteindre 1 500 à l’horizon 2030.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement