Entre 2015 et 2025, le nombre de candidats au BTS d’opticien lunetier (BTS OL) a augmenté de 17% pour atteindre 3 700. Mais, chaque année, à peine 60% d’entre eux décrochent ce diplôme dont le niveau en mathématiques et physique rebute bien des élèves. A fortiori depuis la réforme du bac de 2019 : «Après mon bac général, j’ai fait une année de prépa avant d’entamer une première année de BTS OL, raconte Clarisse Delsigne, 22 ans. Mais je n’avais pas le niveau : au lycée, j’avais choisi les spécialités sciences et vie de la terre (SVT) et histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP). Je n’avais donc pas fait de maths depuis deux ans

Réellement intéressée par l’optique, elle travaille deux ans en magasin avant de découvrir la formation proposée par le groupe Optic 2000 : un an pour préparer en alternance le titre professionnel de technicien en montage et vente d’optique-lunetterie (niveau bac). «A terme, j’aimerais décrocher le BTS optique et m’orienter vers la création de lunettes», espère la jeune femme, qui voit cette année comme une étape dans son parcours de formation.

Le blocage

Le vivier d’opticiens diplômés n’est pas suffisant pour accompagner la croissance des réseaux Optic 2000 et Lissac, qui prévoient d’ouvrir près de 900 points de vente supplémentaires à l’horizon 2030.

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