
Selon une étude de la plateforme JobLeads relayée par RTL, les salariés d’entreprises passeraient en moyenne environ 1 h 46 par semaine en pauses cigarette, soit l’équivalent de trois semaines de temps de travail en moins. Ce temps de pauses cigarette représenterait aussi cinq milliards d’euros de perte pour les entreprises.
Mais ces pauses ne sont pas seulement comprises comme du temps perdu. En effet, les pauses sont importantes pour la gestion du stress et pour la productivité. Et pour ces employés fumeurs, les pauses cigarette ont un rôle très important. «Dans les moments de stress, je vais descendre fumer une clope… ça fait du bien», explique un salarié à RTL, pour qui fumer lui permet de retravailler de manière plus efficace par la suite.
Des pauses qui provoquent le débat
Pour d’autres salariés, la question du temps passé en pauses cigarette dépasse le sujet du temps de travail et touche à l’organisation du travail et aux habitudes de chacun. En effet, les pauses en elles-mêmes sont très utiles pour la productivité et la santé des salariés. Selon la loi, les salariés doivent avoir la possibilité de prendre vingt minutes de pause après six heures de travail. Mais selon plusieurs études, il est nécessaire de prendre davantage de pauses. D’après une étude de l’Université de Sydney citée par la Fondation pour la recherche sur le cerveau, une pause de cinq minutes au milieu d’une tâche complexe permet d’être plus attentif et plus concentré.
Le gouvernement rappelle l’importance des pauses pour la santé, notamment pour lutter contre la sédentarité et l’obésité. Selon ses recommandations, il est nécessaire de faire une pause de cinq minutes toutes les 30 minutes, ou bien de dix minutes toutes les heures pour bouger. Mais pour ça, il n’est pas nécessaire de fumer. D’après les données de Santé Publique France, le tabac a fait 68 000 morts en 2023.



















