
La technique semblait bien huilée. Dans une boutique Geox située en région parisienne, une employée se laissait aller à une manœuvre pour le moins controversée. L’affaire, qui remonte à septembre 2013, avait en effet permis de mettre au jour un système bien rodé par lequel l’employée détournait les points de fidélité des clients lors de leur passage en caisse. Comme le rapporte le site Cadre emploi, lorsque des clients faisaient leurs emplettes dans la boutique, au moment de procéder au paiement de leurs articles, l’employée enregistrait les achats sur son propre compte de fidélité.
Grâce aux points accumulés sur sa carte, elle pouvait par la suite s’offrir à titre personnel des articles de la boutique sans rien dépenser en retour. C’est finalement une série d’opérations grâce à des bons d’achat d’un montant de 40 euros utilisés par la salariée à quelques minutes d’intervalle qui a mis la puce à l’oreille de sa hiérarchie. Découvrant le pot aux roses, la direction avait décidé de prendre une mesure radicale, à savoir le licenciement de son employée pour faute grave, sans préavis ni indemnités.
Accusée de détourner le programme de fidélité
Pour l’employeur, le mécanisme de sa salariée était clair et reposait sur un détournement de son programme de fidélité. Pour appuyer sa décision de la licencier, la direction a en effet relevé l’utilisation de deux bons d’achat de 100 euros et 40 euros utilisés à seulement une heure d’intervalle en juin 2013 et qui supposaient un passage en caisse pour un montant d’environ 1 400 euros. Quelques mois plus tard, après des transactions pour près de 586 euros, un bon d’achat de 40 euros avait là encore été généré, puis deux autres bons du même montant avant d’être utilisé quelques minutes plus tard.
Contestant son licenciement, l’employée avait décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. Face aux juges, elle avait alors indiqué qu’il existait au sein de la boutique une pratique selon laquelle les points non utilisés par les clients pouvaient être directement attribués aux vendeurs. Sans en apporter la preuve et estimant que ces achats fréquents ne pouvaient relever d’une consommation personnelle, les juges ont finalement décidé de confirmer son licenciement. Ces derniers avaient par ailleurs relevé que les achats ne relevaient pas de ses propres dépenses à la vue de ses relevés bancaires. Alors que la salariée réclamait 30 000 euros de dommages et intérêts, 3 486 euros de préavis et 2 615 euros d’indemnités de licenciement, cette dernière a finalement été déboutée de toutes ses demandes et condamnée dans le même temps à rembourser les frais de justice avancés par son employeur.



















