Un communiqué alarmant en plein cœur de la saison estivale. Trois fédérations du secteur associatif de l’aide à domicile (Adédom, FNAAFP/CSF et Una) annoncent que cet été risque d’être dramatique. “Pénuries de personnels, difficultés financières, épuisement professionnel… le secteur est arrivé à la rupture”, écrivent-elles. Selon ces professionnels, certaines prestations ne pourront pas être honorées ce qui peut laisser un bon nombre de personnes âgées, ainsi que leurs proches, dans des situations de grandes difficultés.

Le constat est loin d’être exagéré. Sur le terrain, les directeurs de structures ont des sueurs froides. “Il y a deux ou trois ans, on se débrouillait toujours, on ne disait jamais non à une demande, se remémore Coralie Costes, responsable d’entité à Una (Union nationale d’aide, des soins et des services aux domiciles) Casteljaloux dans le Lot-et-Garonne. Maintenant, dès qu’on a un appel, on se dit : si c'est pour la toilette, on est mal”. Pendant que les politiques parlent sans cesse du virage domiciliaire, rappelant que le souhait de la majorité des Français est de vieillir chez soi, les responsables de structures doivent jongler pour assurer les demandes vitales des personnes âgées en perte d’autonomie.

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