30%. C’est la proportion de structures d’aide à domicile affiliées à la Fédération des services à la personne de proximité (Fédésap) qui craignent de ne pas pouvoir payer les salaires de ses employés à la fin du mois. «C’est tout simplement catastrophique», alerte Franck Nataf, le président de cette fédération qui regroupe plus de 3 000 structures. Et c’est loin d’être la première fois que le secteur tire la sonnette d’alarme. Mais, à chaque fois, la situation semble se dégrader encore plus.

Déjà, avant l’été, les services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad), privés comme associatifs, s'inquiétaient des conséquences de l’inflation pour la survie des structures. Elles doivent en effet faire face à la hausse des coûts de l’énergie mais aussi à l’augmentation des rémunérations dans le secteur associatif, parfois mal compensée par les départements. A cela s’ajoute le problème récurrent du manque de bras qui empêchent les Saad de répondre à toutes les demandes de prise en charge qu’ils reçoivent, ce qui fait donc des ressources en moins.

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