La réforme des retraites va-t-elle réduire les écarts de (petites) pensions entre le privé et le public ? Le texte prévoit en effet de relever le minimum de pension au maximum de 100 euros par mois. Cette hausse maximale devrait concerner uniquement les retraités qui ont eu une carrière complète au Smic. Pour les autres, le montant de l’augmentation sera proratisé en fonction de la durée de la carrière. Cette augmentation ne s’applique qu’aux salariés du privé qui peuvent, en cas de pension insuffisante, percevoir un complément pour leur retraite de base, baptisé Minimum contributif (Mico). Le fonctionnement est différent dans le public. Il existe aussi un complément de pension : le Minimum garanti (Miga).

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La différence entre ces deux dispositifs ne s’arrête pas au nom. Le Mico vient en complément de la retraite de base pour atteindre un maximum de 684,31 euros brut par mois (Mico de base, pour moins de 120 trimestres cotisés) ou de 747,57 euros par mois pour le Mico majoré (plus de 120 trimestres cotisés). Chiffres avant la revalorisation prévue par la réforme. Ce montant est proratisé en fonction de la durée de carrière. Le Miga, quant à lui, est fixé à 1.248,33 euros et est proratisé en fonction de vos années de services, mais pas de façon proportionnelle comme dans le privé. Pour atteindre le montant maximal, vous devez avoir au minimum 40 années de services.

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