
Chaque mois, c’est un rituel que beaucoup tentent de réaliser : mettre de côté pour les vieux jours à venir. Pourtant, cette pratique qui vise à permettre de garantir un certain train de vie une fois la retraite arrivée serait désormais devenue obsolète de l’avis d’Elon Musk. Pour le patron de Tesla et SpaceX, il ne serait plus nécessaire de se soucier d’économiser pour sa retraite dans 10 ou 20 ans, car «cela n’aura aucune importance», a expliqué en janvier dernier lors d’une interview au podcast Moonshots celui qui se dit plus «optimiste» que tout le monde, rapporte Fortune.
En effet, toujours selon l’ancien bras droit de Donald Trump, dans un monde aujourd’hui transformé par la robotique ou l’intelligence artificielle (IA), l’ensemble de ces progrès doit amener à une rupture radicale, voire à une économie d’abondance. Mais ce n’est pas tout. Elon Musk dresse également un tableau du futur à plus ou moins court terme dans lequel l’IA pourrait dépasser les humains, tandis que les robots humanoïdes, eux, seraient en plus grand nombre que les humains. Alors que tous ces progrès pourraient engendrer des gains de productivité dans le monde du futur, dépassant ainsi ce qui peut être qualifié «d’abondance», tout ceci aura pour conséquence l’effondrement du lien entre travail, salaire et niveau de vie permettant à tous «d’obtenir tout ce qu’il désire» grâce à un revenu universel.
Une vision bien loin de la réalité
Pour autant, cette vision utopique du monde futur dressée par Elon Musk reste bien loin du contexte économique actuel, notamment aux États-Unis. Outre-Atlantique, l’inflation persistante tout comme la stagnation des salaires ne permettent pas à une grande majorité des ménages de pouvoir mettre de l’argent de côté. Selon une enquête de la Réserve fédérale, seuls 55% des Américains affirment disposer d’une épargne de précaution en cas de coups durs (contre 59% en 2021), et moins de la moitié des sondés affirment avoir la possibilité de faire face à une lourde dépense imprévue grâce à leurs économies.
Si le milliardaire américain évoque une «crise existentielle» à venir où tout pourrait être accessible sans effort, les Français, eux, continuent quand même d’épargner. Ces sommes, mises au fur et à mesure de côté via divers placements financiers comme sur le Livret A ou sur une épargne retraite, servent d’ailleurs plus à amortir un choc soudain plutôt que de préparer ses vieux jours. Car, même si à l’ère des progrès technologiques où les robots promettent un monde sans pénurie, il n'en reste pas moins qu’aujourd’hui les factures continuent de tomber, preuve que l’épargne reste malgré tout une véritable nécessité.



















