Il est urgent d’attendre. Pendant la campagne présidentielle, la réforme des retraites était celle à mener en priorité. Lors de sa conférence de presse pour présenter son programme, le 17 mars dernier, Emmanuel Macron avait été très clair. “Étant donné la tenue des comptes publics, il est tout à fait normal que nous travaillions plus”, avait affirmé le candidat à sa réélection. Le relèvement de l’âge légal était alors fixé à 65 ans, contre 62 ans aujourd’hui. Les négociations devaient porter sur le rythme du relèvement de l’âge et aussi sur les ajustements à prévoir pour les carrières longues, les métiers pénibles. Et il fallait aller vite. Lors de cette conférence de presse, le calendrier annoncé était plutôt condensé. Début des concertations après l’élection présidentielle, étude d’un projet de loi par le Parlement à la fin de l’été, pour une entrée en vigueur de la loi en 2023.

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