Allez-vous devoir travailler jusqu’à 64 ans… voire 65 ans ? Si la question de la réforme des retraites est plus large que cette seule interrogation, toutes les attentions sont rivées vers cette borne d’âge. D’autant que le sujet doit bientôt être abordé par le ministère du Travail avec les partenaires sociaux. Si relever l’âge de départ à la retraite était une promesse du candidat Macron, d’autres mesures sont actuellement discutées, comme la prise en compte des métiers “pénibles”, le relèvement du minimum de pension ou encore la suppression des régimes spéciaux. Les discussions se croisent et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Alors que l’ensemble des arbitrages doivent être présentés avant la fin de l’année, Capital fait le point sur l’avancée des concertations et les premiers éléments présentés par le gouvernement.

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Jusqu’à quel âge devrez-vous travailler ?

Si l’exécutif a toujours dit qu’il comptait reporter l’âge légal de départ à la retraite, il a également entretenu le flou sur la borne à fixer. Déjà, pendant sa campagne, Emmanuel Macron, qui évoquait un report de l’âge à 65 ans, n’avait pas fermé la porte à la possibilité de s’arrêter à 64 ans. D’après RTL, c’est cependant la piste des 65 ans qui, aujourd’hui, tiendrait la corde. “Cela n’est pas tranché puisque les concertations avec les partenaires sociaux débutent sur ce sujet”, répond Matignon à Capital. Sans surprise, le discours est le même du côté du ministère du Travail. “Tout ce qui serait dit sur un arbitrage sur l’âge relève de la rumeur. La concertation se poursuit”, tranche le cabinet du ministre, Olivier Dussopt.

Si le doute persiste encore sur la borne d’âge, une chose est sûre : la montée sera progressive. “Il ne s’agit pas de reculer brutalement d’un an, de deux ans ou de trois ans l’âge de départ à la retraite, mais de le décaler progressivement de quelques mois chaque année”, a affirmé, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, Élisabeth Borne, le 15 novembre dernier.

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