À un an de l’élection présidentielle, à laquelle il pourrait bien être candidat, Gabriel Attal expose sa vision pour les retraites. Trois ans après la douloureuse adoption par le 49.3 de la loi Borne, l’ancien Premier ministre veut modifier le système. Aujourd’hui, les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 peuvent partir en retraite à partir de 62 ans et 9 mois. Celles nées entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 peuvent partir à 63 ans. Les personnes nées en 1966 peuvent partir à 63 ans et 3 mois, 63 ans et 6 mois pour celles de 1967 et 63 ans et 9 mois pour celles nées en 1968. Les personnes nées à partir du 1er janvier 1969 peuvent partir à 64 ans. Ce système avait provoqué une forte mobilisation citoyenne et faisait encore partie des négociations pour le budget 2026.

Mais Gabriel Attal veut encore changer les choses. Pour lui, il faut dire «qu’il n’y a plus d’âge légal» de départ à la retraite et qu’«on regarde la durée de cotisation», explique-t-il au micro de RMC. Le secrétaire général de Renaissance ajoute que les personnes souhaitant partir tôt à la retraite ne la toucheront pas à 100% et que celles voulant partir plus tard que la durée de cotisation nécessaire auront «beaucoup plus». Il souhaite faire «des vraies décotes et des vraies surcotes et donc ça donne de la liberté aux gens».

Gabriel Attal présente un triple avantage à cette idée

Pour celui qui pourrait bien tenter de prendre la succession d’Emmanuel Macron, cette idée aurait trois avantages. Il estime que le développement de «la capitalisation dans notre système de retraite (…) sera bon pour la pension des retraités». Gabriel Attal ajoute que cela sera «bon pour les salaires, parce que c’est moins de cotisations qu’on a à payer pour un système public par répartition». Enfin, il considère que ce système serait «bon pour notre économie parce que ça finance aussi l’innovation, l’entreprenariat etc».