En Italie, les règles sur le cumul emploi-retraite sont loin d’être aussi avantageuses qu’en France. Et un retraité l’a appris à ses dépens il y a quelques mois, rapporte Le Progrès. L’histoire, qui a été racontée par La Stampa, explique que le retraité italien a eu une très mauvaise surprise quelques années après avoir arrêté de travailler. Si sa retraite remontait à juillet 2019, l’homme avait travaillé en tant que figurant sur un film en 2021. Salaire : un peu plus de 78 euros pour une journée.

Pas de quoi faire tourner les têtes. Toutefois, le retraité transalpin a eu un choc en 2021 lorsque l’Istituto nazionale della previdenza sociale (INPS), l’organisme qui gère les retraites chez nos voisins, lui a réclamé un trop-perçu de 24 076 euros. Pourquoi ? Parce qu’il avait travaillé seulement une journée de plus depuis sa retraite. En effet, en Italie, la réforme des retraites de 2019 (appelée «Quota 100») est devenue beaucoup plus stricte sur le cumul emploi-retraite.

Une sanction 300 fois supérieure à ce qu’il avait gagné

Il est notamment stipulé qu’un Italien a l’interdiction de reprendre un emploi salarié s’il a bénéficié d’une retraite anticipée. Ce qui était le cas de notre retraité italien. Et l’INPS ne plaisante pas avec ceux qui jouent avec la loi, puisque le retraité s’est vu amputer de 344 euros chaque mois à partir de la date de notification de son trop-perçu. Evidemment, le retraité a contesté la sanction, d’autant qu’il n’avait travaillé qu’une journée pour un modeste salaire.

Dans son argumentaire en appel, l’homme a concédé qu’il avait «violé» la réglementation en vigueur, toutefois, selon lui, la sanction était disproportionnée, la somme réclamée étant 300 fois supérieure à ce qu’il avait gagné. Il demandait à ce que l’année entière de pension de retraite ne lui soit pas amputée. Son avocat qualifiait la sanction d'«inutilement pénible».

Finalement, il aura fallu quatre ans de bataille judiciaire pour que le retraité obtienne gain de cause. Début décembre, la Cour des comptes du Piémont a jugé que la sanction devait être proportionnée. Pas une année entière à rembourser donc, mais un mois. Soit tout de même 2 000 euros. Un moindre mal !

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