L'idée semblait bonne : des éthylotests pour faire démarrer les voitures – sauf s'ils se révèlent positifs à l'alcool une fois que le conducteur a soufflé dedans. La société Intoxalock, aux Etats-Unis, commercialise cet objet avec succès : selon les chiffres qu'elle communique sur son site et relayés par le média américain WGME, il est utilisé par environ 150 000 automobilistes dans 46 Etats du pays. Or, depuis le 14 mars dernier, ces derniers subissent de plein fouet les conséquences d'une cyberattaque visant Intoxalock.

L'entreprise a en effet annoncé sur ses réseaux et par voie de communiqué que des hackers avaient massivement investi ses serveurs pour les empêcher de fonctionner, et que la panne nationale avait affecté les installations, les suppressions, les calibrations et les accès aux comptes. L’entreprise affirme que malgré l’attaque, les données des utilisateurs sont sécurisées, mais elle n’a pas évoqué de demande de rançon de la part des pirates.

«Comment font ceux qui vivent à la campagne ?»

Les témoignages se multiplient, de nombreux automobilistes se disant complètement paralysés tandis que d'autres, comme ce chauffeur dans le Maine, affichent leur soulagement. Son épouse a sa propre voiture, pas besoin de souffler pour démarrer : «Moi j'ai de la chance. Beaucoup d’autres personnes ne l'ont pas. Il y a des gens qui vivent à la campagne, qui n’ont pas accès aux transports en commun et sont complètement coincés» explique-t-il auprès de WGME. Un garage de Middleboro, dans le Massachusetts, indique de son côté que des voitures sont immobilisées sur son parking depuis le début de la semaine. Intoxalock affirme «travailler aussi vite que possible pour résoudre ce problème et remettre ces appareils en marche». Pas sûr que les automobilistes sortent le champagne quand ils pourront enfin démarrer leur voiture.

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