Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour les automobilistes français. Alors que les prix des carburants bondissent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ceux des réparations au garage ne cessent d’augmenter également. En réalité, ce n’est pas nouveau ni lié aux événements récents. Déjà l’année dernière, le baromètre d’idGarages.com établissait une hausse moyenne de plus de 6,6%. Et si, dans les ateliers de mécanique, le nombre de passages a reculé, les prix ont grimpé de près de 3% pour dépasser en moyenne 400 euros.

Si le parc automobile est vieillissant ou bien marqué par l’électronique, quand il s’agit de réparer les véhicules accidentés, ce n’est plus la même histoire. A en croire les chiffres de l’association Sécurité et réparation automobiles (SRA) relayés par Actu.fr, rien qu’en quatre ans, entre 2021 et 2025, le coût des réparations a explosé de 30%. Un chiffre qui a de la valeur, car l’association a analysé 1,4 million de rapports d’expertise, selon nos confrères. Mais comment l’expliquer ?

De l’électronique partout

La principale raison est la flambée des pièces. Là encore, il y a une raison. Ces pièces n’ont pas augmenté du jour au lendemain sous le seul effet de l’inflation. L’électronique a un rôle central. Que ce soit les systèmes d’éclairage, les pare-brise, les pare-chocs ou les hayons motorisés, tous sont bourrés d’électronique, allant des capteurs aux caméras. Or, quand une de ces pièces est endommagée ou détruite à la suite d’un accident, il faut la changer entièrement dans près de trois quarts des cas, et cela coûte très cher.

Comme le remplacement d’une pièce représente la moitié des réparations constatées, la facture flambe : +33% en quatre ans, selon nos confrères. Et si la donne a évolué encore plus ces dernières années, c’est à cause des véhicules électriques. «Matériaux spécifiques, pièces dédiées à l’électrification et contraintes opérationnelles renforcées», selon la SRA, les réparations coûtent en moyenne 15% plus cher. Un diagnostic ou une réparation de batteries sont, par exemple, très compliqués.

Une main-d’œuvre plus qualifiée

Non seulement les pièces sont chères, mais en plus, elles compliquent la tâche des garagistes, constate l’association. «La complexité des véhicules et de leurs pièces tant par les formes, les méthodes de fabrication, les matériaux utilisés et la multiplication des éléments électroniques réduit la réparabilité.» Enfin, dernier élément, et non des moindres : l’électronique et l’électrification des voitures nécessitent une main-d’œuvre différente, parfois plus qualifiée, dont le coût a bondi de 25% en seulement quatre ans.

Avec 42 millions de véhicules en circulation, la France fait partie des pays en comptant le plus en Europe. Selon Mobilians, ils sont âgés en moyenne de 12,3 ans, contre 11,9 ans un an plus tôt. Et dans les zones rurales, l’âge moyen atteint même 14 ans, précise le cabinet AAA Data. Difficile équation donc entre des véhicules qui vieillissent et ceux bourrés d’électronique qui arrivent sur le marché. Mais à la fin, c’est toujours le client qui paie plus cher.

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