Alors que le blocage du détroit d’Ormuz, frontalier de l’Iran, amène une crainte des consommateurs d’une pénurie de carburants dans quelques jours, certains automobilistes vont jusqu’à se fournir en Belgique, selon France 3. L’objectif pour ces conducteurs : obtenir un prix bien inférieur à ceux pratiqués en France.

En Belgique, le litre d’essence sans plomb s’élève pour l’instant à 1,77 euro, et le litre de diesel à 1,90 euro. Selon le Huffington Post, vendredi 6 mars vers 16 h 30, le litre d’essence SP95-E10 se vend à 1,82 euro en France. Mais en Belgique, contrairement à la France, les prix des carburants sont fixés par l’État. Toutefois, ils sont eux aussi en hausse, et se rapprochent des tarifs pratiqués en France. «Maintenant que le niveau des prix est arrivé au même niveau que les prix français, il n'y a plus beaucoup de différence qui motiverait les Français ou les Néerlandais à venir s'approvisionner en Belgique», explique Jean-Benoît Schrans, porte-parole de la fédération pétrolière belge Energia.

D’autres facteurs attirent les automobilistes

Mais le niveau des tarifs pratiqués sur l'essence n’est pas le seul motif qui attire les automobilistes en Belgique. Selon France 3, à Quiévrain, près de Valenciennes, une pénurie de diesel a aussi amené les conducteurs à se rendre en Belgique. À Lille aussi, les conducteurs pensent qu’il est préférable d’acheter son carburant à l’étranger.

Mais l’inquiétude ne touche pas seulement les carburants, elle concerne aussi d’autres produits énergétiques. Dans cette région, 200 000 foyers se chauffent au fioul, et ces particuliers risquent d’être les premiers à être pénalisés, les fournisseurs priorisant d’abord les professionnels. Un contexte qui inquiète encore un peu plus les consommateurs, seulement quatre jours après le début de la guerre au Moyen-Orient.